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AlimentationQue mettre au petit-déjeuner quand on surveille sa tension ?
Le premier repas de la journée est souvent celui qu'on interroge le moins. Il concentre pourtant plusieurs des sources de sel et de sucre les plus discrètes.
Le petit-déjeuner à la française a une particularité : il est composé presque entièrement de produits transformés. Pain, biscottes, beurre, confiture, céréales, jus en bouteille. Aucun n'est problématique en soi, mais leur addition quotidienne pèse davantage qu'on ne l'imagine, notamment sur les apports en sel.
Le sel que l'on ne voit pas
Le pain est, en France, la première source de sodium de l'alimentation. Non parce qu'il en contient énormément, mais parce qu'on en mange tous les jours. Une baguette entière apporte une part importante de la quantité de sel généralement conseillée pour une journée. Les biscottes, les céréales du petit-déjeuner, le beurre demi-sel, le fromage, la charcuterie ajoutent chacun leur part.
Pour qui surveille ses apports, les leviers sont simples : préférer un pain complet ou au levain dont la teneur en sel est parfois moindre, se tourner vers un beurre doux, et lire l'étiquette des céréales, dont le sel est rarement soupçonné.
Le sucre, l'autre invité discret
Confitures, pâtes à tartiner, viennoiseries, céréales sucrées et jus de fruits constituent un apport en sucres rapides considérable dès le matin. Les recommandations en matière d'hygiène de vie insistent sur la réduction des sucres ajoutés, et le petit-déjeuner est souvent le repas où il y en a le plus. Un fruit entier remplace avantageusement un verre de jus : il apporte des fibres, rassasie mieux et se mange plus lentement.
Ce qu'un petit-déjeuner cohérent contient
- Une source de fibres : pain complet, flocons d'avoine, muesli sans sucre ajouté.
- Un fruit frais, entier plutôt que pressé, pour le potassium et les fibres.
- Une source de protéines : yaourt nature, fromage blanc, œuf, une poignée d'amandes ou de noix.
- Une matière grasse de qualité en petite quantité : oléagineux, purée d'amandes sans sel, un peu de beurre doux.
- Une boisson chaude, thé ou café, sans sucre ou avec le minimum.
La question du café
Le café fait monter la tension de façon passagère dans l'heure qui suit, ce qui est connu et mesurable. Chez les buveurs réguliers, cet effet s'atténue avec l'habitude. Les recommandations générales ne demandent pas de le supprimer, mais invitent à rester dans une consommation modérée et à ne pas mesurer sa tension juste après une tasse. Le thé, vert ou noir, contient moins de caféine et constitue une alternative courante. Les personnes qui remarquent des palpitations ou une nervosité après le café en parlent utilement à leur médecin.
Faut-il prendre un petit-déjeuner ?
La question revient souvent. Il n'existe pas de réponse unique : certaines personnes n'ont pas faim le matin et s'en portent bien, d'autres ont besoin de ce repas pour tenir jusqu'à midi sans grignoter. Ce qui compte davantage que l'horaire, c'est la qualité de ce qui est consommé sur l'ensemble de la journée. Sauter le petit-déjeuner pour compenser par une viennoiserie à onze heures n'apporte rien ; le prendre calmement, assis, en y consacrant dix minutes, s'inscrit en revanche dans la régularité que les recommandations d'hygiène de vie encouragent.
Ces repères sont d'ordre général et ne tiennent pas compte des situations individuelles. Toute personne suivie pour sa tension, pour un diabète ou pour une maladie rénale adapte son alimentation avec son médecin ou un professionnel de la nutrition.
Pour vérifier par vous-même
Deux ressources publiques pour aller plus loin sur ce sujet :
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