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Ail, aubépine, olivier : les plantes du cœur

Dossier mis à jour en 2026 · lecture 5 min

Photo : Ввласенко — CC BY 4.0, Wikimedia Commons

Dans la mémoire populaire, certaines plantes sont depuis longtemps associées au cœur. Curiosité culturelle plutôt que recette : voici comment les situer, sans leur prêter de vertus qu'elles n'ont pas.

Les traditions de nombreux pays ont mis en avant des plantes dans l'accompagnement du bien-être cardiovasculaire. Il est intéressant de connaître ces usages, à condition de garder la tête froide : un usage traditionnel n'est pas une allégation de santé, et rien ne remplace une hygiène de vie soignée ni un suivi médical.

Trois plantes, trois histoires

À retenir

Trois plantes, côte à côte

Ce que l'on utilise, et sous quelle forme on les rencontre.

Ail

Allium sativum
Partie utilisée
le bulbe
Forme courante
condiment, cru ou cuit
Où on le croise
dans la cuisine de tous les jours

Aubépine

Crataegus
Partie utilisée
les sommités fleuries
Forme courante
tisane du soir
Où on la croise
dans les haies, en fleurs au printemps

Olivier

Olea europaea
Partie utilisée
la feuille, et le fruit pour l'huile
Forme courante
infusion amère, huile de table
Où on le croise
autour de la Méditerranée
Tableau de la rédaction. Il décrit des usages, pas des effets.

Prudence et bon sens

« Naturel » ne signifie pas « sans effet » ni « sans risque ». Plusieurs plantes peuvent interagir avec des médicaments — en particulier les traitements du cœur et de la coagulation. Avant d'intégrer une plante sous forme concentrée (extrait, complément), il est donc essentiel d'en parler à son médecin ou à son pharmacien, surtout en cas de traitement en cours.

Considérées avec mesure, ces plantes appartiennent à un patrimoine culturel riche. La meilleure façon de leur faire honneur reste de les replacer dans un ensemble cohérent : une assiette équilibrée, du mouvement, du repos, et un suivi de santé régulier.

L'aubépine, comment la reconnaître ?

C'est un arbuste épineux de la famille des rosacées, celle du pommier et du rosier. On en rencontre deux espèces dans les haies françaises, Crataegus monogyna et Crataegus laevigata. Ses feuilles sont petites, découpées en lobes. Ses fleurs blanches, parfois rosées, s'ouvrent en avril et en mai et couvrent l'arbuste entier.

À l'automne viennent les fruits, de petites baies rouges appelées cenelles. Les oiseaux s'en nourrissent tout l'hiver.

Quelle partie de l'aubépine utilise-t-on ?

La tradition retient les sommités fleuries, c'est-à-dire l'extrémité des rameaux cueillie en pleine floraison, avec fleurs et jeunes feuilles. Elles sont séchées puis préparées en infusion. Le goût est doux, légèrement amer, ce qui explique qu'on l'associe souvent au tilleul ou à la verveine.

Sur un sachet ou une boîte, deux mentions doivent figurer : le nom latin de l'espèce et la partie de plante employée.

Peut-on associer ces plantes à un traitement ?

La question se pose au médecin ou au pharmacien, plante par plante. L'ail sous forme concentrée, l'aubépine et la feuille d'olivier peuvent interagir avec des médicaments du cœur, de la tension ou de la coagulation. La forme compte : une gousse dans un plat et un extrait en gélules ne se comparent pas.

Cet article a une visée culturelle et informative. Il ne constitue ni une recommandation d'usage ni une allégation de santé, et ne remplace pas l'avis d'un professionnel, indispensable avant toute prise de plante en cas de traitement.

Pour vérifier par vous-même

Deux ressources publiques pour aller plus loin sur ce sujet :

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