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AlimentationSel et potassium : rééquilibrer la balance
On parle beaucoup du sel quand il est question de tension. Moins souvent de son partenaire logique : le potassium. Or c'est l'équilibre entre les deux qui mérite l'attention.
Le sodium — l'essentiel du sel de table — et le potassium jouent des rôles complémentaires dans l'organisme, notamment dans l'équilibre des liquides. Nos habitudes modernes tendent à inverser les proportions d'autrefois : beaucoup de sodium, souvent caché dans les produits transformés, et pas toujours assez de potassium, apporté surtout par les végétaux.
D'où vient le sel que l'on consomme
La salière de la table n'est que la partie visible. La majorité du sel provient des aliments déjà préparés, là où on ne le soupçonne pas forcément :
- le pain et les biscottes, consommés en quantité chaque jour ;
- la charcuterie, les fromages et les plats cuisinés ;
- les soupes industrielles, sauces et bouillons ;
- certains apéritifs salés et snacks.
Prendre l'habitude de regarder l'étiquette (la teneur en sel ou en sodium) permet vite de repérer les postes les plus chargés et de faire des choix différents, sans se priver.
Faire une place au potassium
À l'inverse, le potassium se trouve naturellement dans une alimentation riche en végétaux. Y penser, c'est souvent améliorer l'assiette dans son ensemble :
- les fruits (banane, abricot, agrumes) ;
- les légumes, en particulier verts à feuilles ;
- les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) ;
- les pommes de terre et les fruits à coque.
À retenir
- Le geste le plus efficace : cuisiner davantage soi-même pour maîtriser le sel ajouté.
- Assaisonner autrement : herbes, épices, jus de citron, ail relèvent les plats sans sodium.
- Remplir la moitié de l'assiette de légumes rééquilibre naturellement le rapport sodium/potassium.
Aucun aliment ne fait tout, et il ne s'agit pas de traquer le moindre gramme. L'idée est plutôt de déplacer doucement le curseur : un peu moins de produits très salés, un peu plus de végétaux. Sur la durée, ce sont ces petits arbitrages répétés qui comptent, bien plus qu'un régime spectaculaire tenu deux semaines.
Cet article propose des repères nutritionnels généraux. Il ne constitue pas un conseil médical individualisé. Si vous suivez un traitement ou avez une tension à surveiller, échangez avec votre médecin avant de modifier durablement votre alimentation.
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